L'idée est d’écrire un texte à partir de la première phrase d’un livre, pour finir sur sa dernière phrase. Aujourd'hui...
Le cri du sablier, Chloé Delaume
(Editions Gallimard, 2003)
Les hommes nombreux forcèrent la porte.
(...)
J'ai foutu le feu au jardin : cette année, nous aurons un magnifique mois de juin.
Les hommes nombreux forcèrent la porte.
Celle-ci sortit brusquement de ses gongs, se jeta à terre, mais pour mieux se coucher. Résolue à se faire piétiner, sans
même se fouler. Elle qui ne supportait plus qu’on la frappe, même discrètement, elle allait enfin savoir ce qu’était « prendre un pied ». La porte frémissait
sous les assauts des hommes nombreux. La porte béait de plaisir. Une petite mort rapide s’ensuivit. Le jardin d’Eden était conquis.
Mais moi, Eve, fatiguée…, je ne me suis pas laissée prendre au piège.
J’ai foutu le feu au jardin : cette année, nous aurons un magnifique mois de juin.
par impromptue
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A partir d'ailleurs
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Vendredi 23 novembre 2007
Je suis la fille de…
Je suis la sœur de…
Je suis la femme de…
Je suis la mère de…
Je suis l’amie de…
Je suis une connaissance de…
Je suis la collègue de…
Je suis la voisine de…
Je suis la cliente de…
Je suis l’intermédiaire de…
Je suis la reine de...
Je suis l’obligée de…
Je suis la conne de…
Je suis l’inconnue de…
Je suis
Je sais plus…
par impromptue
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Un peu, ici
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Là, maintenant, tout de suite..., je me demande ce que tu penses.
L'idée est d’écrire un texte à partir de la première phrase d’un livre, pour finir sur sa dernière phrase. Aujourd'hui...

La Porte, Magda Szabo
(Editions Viviane Lamy, 1987, août 2003 pour la traduction française).
Je rêve rarement.
(...)
Je m’escrime en vain.
Je rêve rarement.
J’ai donc peu d’illusions. Je suis un homme pragmatique, efficace, que d’aucuns qualifieront d’austère, d’autres d’intègre.
Peu m’importent les rumeurs, les ragots et les on dits. Peu m’importe de déplaire. Je marche droit et la tête haute. Mes plaisirs sont simples. Et bien sûr le
miroir me renvoie l’image de ce que je suis. Tout simplement.
Mais aujourd’hui, le miroir me joue un tour. J’ai beau le scruter, le visage d’un autre homme m’apparaît. Un homme, qui me ressemble, certes, mais au sourire
un peu niais. Le regard ailleurs. J’ai l’impression qu’il se fiche de moi. Qu’il m’ignore complètement. Que rien n’importe que ce à quoi il pense, lui. En fait, il a l’air bêtement
amoureux.
Alors, je frotte et re frotte le miroir. Aucune envie de montrer cette tête là, ce soir. Surtout pas à elle. Mais rien n’y fait.
Je m’escrime en vain.
par impromptue
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A partir d'ailleurs
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Là, maintenant, tout de suite... je me demande comment ça va.
Là, maintenant, tout de suite... je me demande quand je me tairai à jamais.
Mercredi 14 novembre 2007
Là, maintenant, tout de suite..., je me demande pourquoi je n'aime pas le mot "blog".
Là, maintenant, tout de suite... je me demande si je me pose trop de questions.
Entre nous