Quand il y a tout à terre, à taire.
Juste pour voler quelques instants.
Lundi 7 avril 2008

 

Histoires de vampires, dépassées, dites-vous ? Je suis loin d’être un spécialiste de la littérature science-fiction ou gothique mais vos propos m’ont interpellé. Aussi, je vous remercie d’avoir accepté de continuer notre petite discussion ici. En tant qu’habitué du site, permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue... Ainsi, vous êtes nouvelle ? J’espère que vous vous y plairez. Le tchat est très pratique, non seulement pour discuter plus avant sur des sujets tels que celui-ci, mais aussi pour faire plus ample connaissance, qu’en pensez-vous ? Je dois dire que je m’ennuyais terriblement. Mes amis ici sont absents. Oui, j’ai beau cliquer et re cliquer, nulle trace d’eux. Mais je vous ai lue. Bavardons donc un peu si vous le voulez. Avez-vous le temps ? Pour ma part, je suis plutôt du genre insomniaque. Oui, la nuit est propice au calme. Revenons-en, donc, à nos vampires... C’est un genre littéraire ou cinématographique que je connais effectivement peu. Mais l’histoire du comte Dracula a toutefois fait partie de mon imaginaire d’enfant. Il m’a terrifié et en même temps... comment dire ?... ému ! Ceci est le propre du vampire, me direz-vous ! Effrayant et attirant à la fois... Comme il nous ressemble, à vous et à moi, finalement.... Vous riez ?... lol, vous avez raison... Je vous entendrais presque !....Votre rire est si cristallin ! Cela vous paraît étrange ? Mais j’ai peut-être des pouvoirs que vous ne soupçonnez  pas ! (rires)
Allons, revenons à nos moutons... Avez-vous d’ailleurs remarqué comme la lune est belle, ce soir ? J’adore les nuits de pleine lune ! Oui, je dis "d’ailleurs" puisque les moutons m’ont fait penser aux loups et les loups hurlant à la pleine lune... loups-garous... vampires... Il n’y a qu’un pas à franchir... Cette nuit de pleine lune durant laquelle nous nous complaisons à parler de ces personnages... fictifs ?... Peut-être bien. Comment savoir finalement, si ce n’est en étant confronté à l’un d’entre eux ? Vous riez encore... Cependant, si vous aviez à sortir dans votre jardin, là, maintenant, votre assurance serait moindre, non ? Vous voyez bien... Il reste toujours en soi une part de doute quant à l’existence de ces personnages dont on se gausse comme pour mieux se rassurer… Comme je vous le notais dans le post, j’ai en effet dans mes archives un document qui pourrait vous intéresser. Voulez-vous que je vous l’envoie ? Vous pourrez ainsi en juger par vous-même... C’est parti... Alors, qu’en pensez-vous ? Oui, je dois dire que je suis moi aussi toujours très troublé à la vue de cette photo. Le regard de cet homme a quelque chose de très spécial, n’est ce pas ? Notez bien la légende : le vampire des temps modernes, mythe ou réalité ? Revenez maintenant sur la photo. Quelle est votre impression ? Mythe ou réalité ? Mais alors, pourquoi vous sentez-vous comme hypnotisée par ce regard ? Vous ne répondez pas. Détachez donc votre regard du sien. C’est difficile, n’est ce pas ? Pourtant, vous allez regarder à présent, si vous le voulez bien, en haut de votre écran. …Voyez cette araignée, tout là-haut, à droite. Voilà... brrrr… oui, à côté de mon pseudo... Avez-vous peur des araignées ?... Je comprends. Vous êtes troublée... Tétanisée... Laissez donc vos jolies mains pianoter sur le clavier. Elles le connaissent. Là, c’est bon, j’entends ce son bien charmant... Cette araignée est inoffensive, pourtant. C’est juste une toute petite image. Arachnophobe... Elle vous glace le sang ? Ce serait dommage... Je suis désolé, je vous ai fait peur... Détendez-vous, la lune est si belle ce soir. Regardez comme elle scintille, comme elle semble nous protéger, l’univers n’est-il pas fantastique ?... Je trouve que cet adjectif s’applique on ne peut mieux ce soir... Du topic littérature à notre discussion sur les vampires sous un ciel bleu nuit constellé d’étoiles toutes se jalousant les faveurs de la lune, elle-même appelant les créatures surnaturelles. Et nos cous, nos yeux se tendant vers ce spectacle. Féerique... Dommage que les contes de fée n’existent pas. Vous y croyez ? Je suis sûr que vous attendez le prince charmant... C’est bien normal, on préfère tous croire plutôt aux contes de fées, qu’aux histoires de vampires ! Cela est plus poétique, moins effrayant. Le rêve est enchanteur. La réalité, beaucoup moins... Et la virtualité, dans tout cela ? Elle est un mélange des deux, peut-être. Virtuel... Vire tu elle ? V ire tue aile. Vire tue aile. Vire tue Elle. V(amp)ire tue Elle. Le rêve rejoint la réalité... Non, c’était juste un aparté. C’est fou ce qu’on peut imaginer avec ce mot, virtuel. Eh oui, j’aime m’amuser avec les mots, à contre maux. Tiens, l’araignée a changé de couleur. De rouge, elle est passée à noire. Étonnant, non ? Peut-être une araignée vampire, en manque de nourriture !... Une araignée v(amp)ire qui tue Elle... lol... Hmmm... Je sens votre parfum, d’ici. C’est fou comme l’émotion en libère les effluves. Bien sûr que je le sens. Je parierais pour ce dernier… sorti chez Dior... Gagné ! lol… Regardez à nouveau la photo. Voyez comme ses yeux brillent. On devinerait une esquisse de sourire, n’est-ce pas ? Allez, je vous dis tout et ceci restera à jamais entre nous... Cet homme, c’est moi. Et je suis un vampire ! lol. En ai-je l’air ? Votre silence est éloquent. Voyez l’araignée, à présent. Elle descend doucement le long de nos écrans respectifs. Je dois avouer que je souris à présent en songeant à votre vision surannée des vampires. Les pensez-vous toujours lovés dans leurs grandes capes, blafards ? Ils savent vivre avec leur temps, vous savez... Enfin... le nôtre. Hé oui, le vampire évolue, s’adapte. On ne les voit pas ? Et pourtant, ils sont bien visibles, pour qui sait voir. Regardez-moi… Ah, magie de la webcam ! Je suis un vampire informel, certes, virtuel, mais un vampire bien réel et... de rêve, avouez-le ! Je pourrais représenter le prince charmant, n’est-il pas ? Oui, je sais, cela n’apparaît pas modeste de ma part, mais il faut dire que j’entends cette phrase depuis tant et tant d’années... que j’ai réussi à m’en persuader ! (rires) Et mes conquêtes sont nombreuses, savez-vous ! Cette araignée est mon idée et le fruit d’une longue réflexion et d’études passionnantes et j’avoue qu’elle fonctionne à merveille... Internet est une mine inépuisable pour qui veut trouver quelques solitudes errantes, c’est bien ma veine si je puis me permettre cette plaisanterie quelque peu tirée par les... fils ?... Cette toile est un trésor de nourriture virtuelle mais pour moi bien réelle... J’ai pris la forme d’une araignée et je tisse ma toile au sein de la vôtre. Nous allons faire connaissance, ma belle, et je dois dire que je suis fort impatient. Vous n’avez plus rien à dire, rassurez-vous. Regardez-moi arriver, tranquillement, sagement. Me voici. Vous voyez, l’araignée s’est transformée en prince charmant. Qu’en pensez-vous ? La photo est-elle ressemblante ? Il semblerait que je sois encore mieux de visu. Les yeux de mes jolies victimes ne savent mentir même si la parole est muette. Et comme les autres, toute aussi désirable, vos yeux plongent dans les miens tandis que je fonds déjà à l’idée de mes lèvres affamées sur votre cou. Ola, ma belle ! Je suis votre vampire en ce joli soir de pleine lune. Me croyez-vous, maintenant ? Internet est un merveilleux outil de savoir pour peu que l’on sache bien l’utiliser. Vous avez la preuve ce soir que nous existons bien. Cela vaut bien un baiser, jolie esseulée ? Laissez-moi me connecter à présent sur votre si gracieux port de cou... plus attirant que tous les ports USB les plus sophistiqués... Fin du tchat. mdr, morsure de rien, lol, légère, oh (si) légère.

 

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Dimanche 6 avril 2008

L’histoire de ce jour..., c’est qu’il n’y a pas vraiment d’histoire. Rien à raconter. Tout à questionner. Encore. Il y a un début, à cette histoire, un développement, mais celui-ci ne mène à rien. Pas de happy end, pas de fin du tout. Demain, on prendra les mêmes et on recommencera. On pourrait en faire une histoire triste si on s’apitoyait, une histoire d’horreur si on s’écoutait, un thriller si on se lâchait, voire un essai mais il n’y a rien à marquer. Puisqu’il n’y a rien à dire. L’histoire suit son cours, plus insipide que limpide. C’est un jour comme un autre, une histoire comme une autre, sans doute. C’est à présent l’histoire d’un soir qui raconte un jour sans histoire. On dira the end quand même.


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Lundi 31 mars 2008

Prévoir une assez grande taille de police, parce que je n’écrirai pas grand-chose.

Histoire de ne pas aggraver mon cas, adopter un style gras. Bien gras. Le gras est bon pour une production maigre.

La couleur sera noire. Normal. Idées idem.

Les mots diront le présent.

C'est-à-dire : rien.

J’écris.

Ça se voit, non ?

Mauvaise foi assurée.

Et assumée.

Bien obligée.


 

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Lundi 31 mars 2008










































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Lundi 24 mars 2008



Toute petite déjà...

 


 


Je me tenais tranquille lorsque j’écoutais cette sonate. Figée, j’étais. Hypnotisée. Bousculée intérieurement. Le maître l’a pourtant presque reniée J’aimerais alors, par respect, lui taire ces mots. Ludwig... N’écoute pas...

Elle me parle, pourtant. Depuis toutes ces années. Et de la même façon. Elle me raconte toujours ce moi immuable, tellement immuable, profond, mystérieux. Elle me dit qu’on ne se refait pas. J’ai pu blinder, me blinder... les mêmes clés ouvriront les mêmes horizons. Celui que j’ai, que nous avons, là, tout au fond, bien caché, tellement essentiel.

Reconnaître en soi la simple émotion, même naïve. Surtout naïve. Ne pas l’analyser. Ne pas la raconter.

Juste l’écrire. Elle est. Point. Au point de l’écouter en boucle. De se gaver de ces notes. A s’en rassasier. Gravement. Légèrement. Mélancoliquement. Doucement. A l’abandon. Concentré. Ici et ailleurs.

Ecouter, en pluie, en douce, ces notes en cascade, en pleurs, parfois.

Se taire. Errer ailleurs. Ecouter ce qui vient. S’écouter. Mais sans rien juger. Juste se poser. Sans regard extérieur, ni même intérieur. Juste ressentir. Et s’apaiser.

En harmonie.

Au clair de soi.

Naïvement, peut-être. Mais renforcé.






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Lundi 24 mars 2008



l'œuf

ou la poule

commencement

d'un cercle vicieux

l'homme ou la femme

ont réglé le problème

ils élèvent les poules

en mangent les œufs

une façon comme

une autre d'éviter

de se poser la

question

 


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Dimanche 23 mars 2008
L'idée est d’écrire un texte à partir de la première phrase d’un livre, pour finir sur sa dernière phrase. Aujourd'hui encore...


     Giuseppe Penone
     Jean-Louis Vincendeau
     Éditions Éolienne, 2007

   

 

Il s’agit de commencer la journée comme on se prépare à un voyage risqué dont on sait à l’avance l’issue, commencer la journée comme on commence un récit.

(…)

Rayonnement, éclairements, empreintes déclinées jusqu’au fin bout, jusqu’à la limite qui pointe : quelque chose s’étire jusqu’aux bords de la feuille, jusqu’aux bords de la vie ?





 

Il s’agit de commencer la journée comme on se prépare à un voyage risqué dont on sait à l’avance l’issue, commencer la journée comme on commence un récit.

 

La fin est toujours au bout. L’angoisse, entre. Bonjour Madame l’Angoisse, donnez-vous donc la peine d’entrer, installez-vous, prenez vos aises. Comme d’habitude. Je vais sonner Monsieur Silence afin qu’il vous tienne compagnie. Et entre, encore, je mettrai quelques mots. Vous prendrez bien un ou deux vers ? Angoisse et Silence rient. Jaune. Tant mieux. La vengeance me va bien. C’est tout ce qu’il me reste. Enfin, nous rions ensemble. La journée se passe. Tranquille. Angoisse et Silence font leur vie. Moi la mienne. Seule. On fait avec. On s’habitue. Et on se connaît bien. La routine, quoi. On conjugue ensemble le présent, le passé a fait son œuvre, le futur sera simple. Il l’est déjà. J’ai fait en sorte de.

 

Rayonnement, éclairements, empreintes déclinées jusqu’au fin bout, jusqu’à la limite qui pointe : quelque chose s’étire jusqu’aux bords de la feuille, jusqu’aux bords de la vie ?

 

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Samedi 22 mars 2008




Commencer. Il fait tout blanc, ici.

 

 

 

 

 

Il faudrait mettre des arbres, des moutons et un train. Et puis aussi

encore des arbres, quelques maisons et un étang. Puis une voiture, ou un hangar, au loin. Et un bois, qu’on pourrait aimer trouver. Un ciel bleu, rose et orangé. On laisserait un peu de blanc pour l’herbe gelée des prés. Et peut-être, on pourrait imaginer un paysage. Comblerait-on le vide ?

 

 Mais bientôt, on ne verrait plus rien, puisqu’on serait dans ses pensées.

Et là, c’est plus compliqué. À vivre, ou à écrire.

Parfois aussi, on rajouterait de la musique, pour changer de ce fond sonore de machine lancée, pour vagabonder ailleurs que dans une tête qui vous tient tête. Mais la musique ne l’entend jamais de cette oreille. Elle parle aux émotions, qui en rendent compte inéluctablement à votre tête.

Et ça devient encore plus compliqué. Alors, on le taira. 

 

On descendra, enfin, plus ou moins debout.

 

Plus ou moins.

 

Ou

 

Ni plus, ni moins.

 

On continuera.

 

 

 

On recommencera

 


 




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Lundi 10 mars 2008
Là, maintenant, tout de suite... je me demande si je ne vais pas me faire sponsoriser par la SNCF.
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Lundi 10 mars 2008
undefinedLe temps passe, gronde et gronde encore. Le monstre est sur le point de l’avaler. Sa vie ressemble à ce train croisé dans un souffle. Haletant. Entraînant. Aspirant. A la folie. Happant. Juste se laisser happer... A la limite de le vouloir définitivement. Rythme de machine infernale. Trop de bruit, trop de masse écrasante, danger. Danger de le vouloir.

Elle est sur le quai. Se pose à présent sur le banc sale. Comme d’habitude, elle est en avance. Yeux dans le vague. Attendre la machine. Qui va la rouler. L’emporter. Berceuse mensongère. Le ventre n’est pas nourricier de ses rêves mais du quotidien. L’horloge. Toujours la même. Ce temps qui passe, qui l’attend. Au bout, les obligations. C’est l’heure. La masse inerte est devant elle, faussement accueillante. Epuisante, déjà.

 

De l’air. Elle a besoin d’air. Elle ne veut plus se faire rouler. Elle veut voler. Voler le temps. Il est temps. Regarder les nuages.

 

Le monstre crache.

 

La femme s’est détournée. A rebroussé chemin. Direction l’aéroport. Destination inconnue. Juste voler. Juste en avoir l’impression. Folie ou raison. Raison garder. Sous peine de dérailler. Raison regarder.

 
Le train peut bien hurler.

 

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Pour le livre

Face aux menaces contre le prix unique du livre, les professionnels et les lecteurs se mobilisent

 ici



Je serais vous...

Je serais vous...


j'irais faire un petit tour du côté de chez mimidup...








puisque pour la 3ème année consécutive, À quoi rêvent les filles ? vous invite à participer à son concours d'été. Cette fois, le thème proposé est :


 L A   R É C I P R O C I T É

 

Pour participer au concours, il vous suffit de lui envoyer un texte (poésie, prose, nouvelle, pensée...) avant le 30 juillet 2008

 

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