L'idée est d’écrire un texte à partir de la première phrase d’un livre, pour finir sur sa dernière phrase. Aujourd'hui encore...
et dans le même temps que Denis, j’écrivais moi aussi à partir de :
Régis Jauffret. Asiles de fous
« Il faut que je change de lit, de canapé, de fauteuil et que je peigne les vitres pour modifier la couleur du jour. »
(…)
« Je suis sûr qu'il est toujours plus ou moins vivant, assez sans doute pour avoir écrit ce roman. »
Il faut que je change de lit, de canapé, de fauteuil et que je peigne les vitres pour modifier la couleur du jour.
Il me faut d’autres rêves, d’autres assises, d’autres couleurs.
Il faut que je fasse place nette.
Il faut que je gomme mes traits. Que je m’efface. Pour le voir, l’autre. L’autre se cache toujours. Il ferait presque le mort.
J’ai changé. J’ai tout changé.
Ne reste que moi.
Je suis devant le miroir. Tous les personnages tremblent. Je le sens. Ils appréhendent que rien ne soit comme avant. Je le sais.
Je gratte, griffe, arrache, lacère ma peau. Je veux laisser place à son visage.
Car je suis sûr qu'il est toujours plus ou moins vivant, assez sans doute pour avoir écrit ce roman.
René Magritte (1898-1967)
La lunette d'approche, 1963
puisque pour la 3ème année
consécutive, À quoi rêvent les filles ? vous invite à participer à son concours d'été. Cette fois, le thème proposé est :
L A R É C I P R O C I T É
Pour participer au concours, il vous suffit de lui envoyer un texte (poésie, prose, nouvelle, pensée...) avant le 30 juillet 2008
Entre nous