Giuseppe Penone
Il s’agit de commencer la journée comme on se prépare à un voyage risqué dont on sait à l’avance l’issue, commencer la journée comme on commence un récit.
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Rayonnement, éclairements, empreintes déclinées jusqu’au fin bout, jusqu’à la limite qui pointe : quelque chose s’étire jusqu’aux bords de la feuille, jusqu’aux bords de la vie ?
Il s’agit de commencer la journée comme on se prépare à un voyage risqué dont on sait à l’avance l’issue, commencer la journée comme on commence un récit.
La fin est toujours au bout. L’angoisse, entre. Bonjour Madame l’Angoisse, donnez-vous donc la peine d’entrer, installez-vous, prenez vos aises. Comme d’habitude. Je vais sonner Monsieur Silence afin qu’il vous tienne compagnie. Et entre, encore, je mettrai quelques mots. Vous prendrez bien un ou deux vers ? Angoisse et Silence rient. Jaune. Tant mieux. La vengeance me va bien. C’est tout ce qu’il me reste. Enfin, nous rions ensemble. La journée se passe. Tranquille. Angoisse et Silence font leur vie. Moi la mienne. Seule. On fait avec. On s’habitue. Et on se connaît bien. La routine, quoi. On conjugue ensemble le présent, le passé a fait son œuvre, le futur sera simple. Il l’est déjà. J’ai fait en sorte de.
Rayonnement, éclairements, empreintes déclinées jusqu’au fin bout, jusqu’à la limite qui pointe : quelque chose s’étire jusqu’aux bords de la feuille, jusqu’aux bords de la vie ?
puisque pour la 3ème année
consécutive, À quoi rêvent les filles ? vous invite à participer à son concours d'été. Cette fois, le thème proposé est :
L A R É C I P R O C I T É
Pour participer au concours, il vous suffit de lui envoyer un texte (poésie, prose, nouvelle, pensée...) avant le 30 juillet 2008
Entre nous