Samedi 12 avril 2008

Dans le train, j’ai eu un trou. Tombée dedans…

Ce trou-là était auparavant tombé lui-même dans les oubliettes d’un trou de mémoire de ma libraire, un peu à l’ouest.

Enfin, j’ai pu le lire, ce trou, dans ce train.

Déjà, le livre est beau. La couverture est illustrée par Émilie Alenda et on peut y toucher du doigt ces lettres en relief :



Ton plus beau costume

ton brouillard préféré

tu les laisseras

au fond du trou


 

Bon, je n’ai pas de costume. Mais je crois bien que ce n’est pas grave, disons que je vais y mettre ma plus belle robe. Sauf que je n’en ai pas. Bon, disons que j’y laisserai mon vêtement préféré, d’accord.... Quant au brouillard, le temps que j’éclaircisse quel est celui que je préfère, ça va me prendre un peu plus de temps. Histoire de tant de temps.

En attendant, je me suis laissée tomber dans ce trou. Et même avec délectation. Avec concentration. (hum… je le dis, que j’ai d’ailleurs repéré deux ou trois coquilles ? Bon, je le dis pas fort, parce que l’écriture est trop belle…).

J’avais un peu peur de n’y voir que du noir, j’y ai entrevu pas mal de couleurs. « Ainsi, la question de la chute devient forme d’ascension », dit la quatrième de couverture. Oui…

Ces touts petits poèmes, très minimalistes, sont des condensés de pensées. Libre à soi de laisser les siennes vagabonder ensuite. Le trou, suivi de L’entre-deux et d’Un bout de ciel,  trois étapes qui ouvrent bien des horizons, même dans un train.


 




    Le Trou, Thomas Vinau


    Éditions du Cygne, 2008



    www.editionsducygne.com

 

 

 


    Extrait :

 

    La voix du trou

    est un mensonge

    quand il se taira

    tu y chanteras ta musique




Retrouvez Thomas Vinau ici : etc-iste


par co errante publié dans : J'ai lu...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 10 mars 2008
undefined

Dans le train, la poésie peut être contée. Proposée.
Dans le train, la poésie peut surprendre et délecter. Régaler.
Dans le train, des contes, de la poésie ordinaire, peuvent susciter des sourires, froncer un front, concentration qui se libèrera encore sur des sourires.
Ces mots peuvent aussi provoquer un mouvement en arrière du corps. Pour dire un contentement. Ou caler les rires. Ou asseoir ce qui ressemblerait à de l’admiration.
Pour dire que ces petites phrases, parfois douces, souvent drôles, bousculent tout. Que ces petits textes, l’air de rien, en disent long. Oui, le corps s'en laisse aussi conter.

 


undefinedDans le train, mon livre était passé dans les mains de ma voisine.
Ces Contes de la poésie ordinaire n’avaient à l’évidence, rien d’ordinaire, dans ces mains-là. Ni dans ces yeux.

« Et en plus, c’est vrai, hein ! »

Oui. En plus…







Contes de la poésie ordinaire, Éric Dejaeger

101 textes avec 30 illustrations originales de Joaquim Hock

Éditions Memor, Bruxelles, 2005 (64 pages)


par co errante publié dans : J'ai lu...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 3 mars 2008

Dessin : Patrice Viguès

undefinedDans ce train, je me suis retrouvée parmi les morts-vivants, ceux qui taisent leurs pensées malades de vitesse, de bruit et de silence, je suis tombée dans un trou noir, dans la poussière des bouches et des âmes perdues, j’ai vu des corps flasques s’agripper à une barre de fer, dans des lueurs blafardes, les chairs sont tristes, les cœurs infectés, les visages boursouflés, les sexes sont fendus, les têtes roulent ici et là, discrètement emportées par d’incessantes et asphyxiantes marées humaines.

Une cinquantaine d’arrêts et neuf respirations plus tard, un trou noir, malgré tout, succombons, l’été, transparence, regard, attendions, accordéon, lui, je me suis dis qu’au fond, dans cet autre train, je n’étais pas seule. J’ai refermé le livre. Calme. Et plus riche. Merci pour la musique.



Extrait :

Le bonheur des limaces

 

Tous les matins en allant à Paris nous sommes attirés par un trou noir. Et nous sommes tous d’accord pour affirmer qu’aucune catastrophe n’explique l’écoulement de nos mémoires. Une fois parvenus au centre de la terre la vérité semble reculer. Nous ne sommes là que pour nous tenir en équilibre précaire. […]


undefined

           

 
        Patrice Maltaverne (traction-brabant)

        Merci pour la musique

        Couverture Patrice Viguès

        Éditions associatives Gros textes, 2008





Vous pouvez commander Merci pour la musique (60 pages au format 13 x 21) auprès des éditions associatives Gros Textes, Fontfourane, 05380 Châteauroux-les-Alpes. 8 euros plus 2 euros de frais de port (port gratuit à partir de l'achat de deux exemplaires). Chèque à l’ordre de Gros Textes.

 

par co errante publié dans : J'ai lu...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 février 2008

Cette semaine, j’ai reçu…


Les-indigents-de-Dublin.jpg    


    INDIGENTS DE DUBLIN

 

    (recueil instantané)

 

    de Éric Dejaeger





Alors, Les « Indigents de Dublin », c’est…

 

« * Une trentaine de textes instantanés

(* écrits entre le 29 décembre et le 4 janvier 2008)

quelques photos

(des vraies, en plus)

et bouts de papier

(je dis rien…)

pour raconter

(c’est Éric qui raconte)

vite fait bien fait

(donc, pas n’importe comment)

une semaine dublinoise

(Éric est belge)

que la pluie

(qu’il attendait pour étrenner sa casquette !)

n’aura gâchée

(tu parles… Je suis bien sûre qu’il en a profité quand même…)

que pendant quelques heures »

(…le temps d’une pint ou deux of Guinness, quoi…)

 

* Là, c’est Éric qui a écrit

(* Là, c’est co errante qui commente)

 

Texte choisi pour vous, par moi, et avec son accord :

Le long de la Liffey

devant le super moderne IFSC *

se dressent les Famines Statues :

quelques formes humaines émaciées

et torturées

rappelant la grande famine

du XIXe siècle.

Un groupe de sourdes-muettes

s’autophotographient

à côté d’elles.

Ces jeunes filles

sont aussi

un peu aveugles.

 

* International Financial Services Centre

 

 

Là, c’est que co errante qui écrit :

Le ton est celui d’Éric Dejaeger : donné par un regard qui ne laisse rien échapper, surtout les travers de ses contemporains ou de ce monde. Les textes sont courts, efficaces, souvent drôles, l’humour est délicieusement incisif, l’homme toujours profondément humain.

Sous sa barbe à lui, se cache sans doute un sourire au grand coeur. Enfin… je crois.

Je crois aussi qu'Éric Dejaeger s’attache à être un homme libre. Où qu’il soit.

 

 

Le tirage est strictement limité à 50 exemplaires numérotés et nominatifs.

Si vous êtes intéressé par un exemplaire, (14 euros, frais de port compris), vous pouvez le contacter ici : ericdejaeger(at)yahoo.fr

Mais je ne sais pas s’il en reste…

 

 

Éric Dejaeger a aussi publié :

Ben, autant aller voir là : Éric Dejaeger

 

 

Un p'tit dernier ?


Dans la foule

sur O’Connell Street

une petite vieille

brandit une pancarte

anti I.V.G. :

“Think of all those children

murdered before being born!” *

ou untruc approchant.

Se rend-elle seulement compte

qu’elle n’a absolument rien à craindre ?

 

* « Pensez à tous ces enfants assassinés avant la naissance »

par co errante publié dans : J'ai lu...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Pour le livre

Face aux menaces contre le prix unique du livre, les professionnels et les lecteurs se mobilisent

 ici



Je serais vous...

Je serais vous...


j'irais faire un petit tour du côté de chez mimidup...








puisque pour la 3ème année consécutive, À quoi rêvent les filles ? vous invite à participer à son concours d'été. Cette fois, le thème proposé est :


 L A   R É C I P R O C I T É

 

Pour participer au concours, il vous suffit de lui envoyer un texte (poésie, prose, nouvelle, pensée...) avant le 30 juillet 2008

 

Présentation

Entre nous

Ça compte

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

 
logiciel pour creer un site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus